( 21 juin, 2017 )

Explosion inexpliqué

Mat pour SensDeux heures… Il a gardé des habitudes de noble c’est sur. Nous prenons congé de l’excentrique mécène de la résistance. Quand soudain une détonation retenti dans toute la base et les lumières vacillent. Je m’engouffre dans l’ascenseur suivi par mes camarades. Dès qu’on sort du pilier, en cherchant la source de l’explosion, Nous constatons que des débris sont encore en train de tomber de l’un des murs de la caverne. Dans la base il y a des projecteur pour simuler la lumière du soleil et pour la première fois je les vois fluctuer avant de complètement s’éteindre.
« Qu’est que c’est que ce bordel ? »
S’écrit Nivekh.
« Bonne question. »
Un peu partout dans la base on commence à pouvoir entendre les gens crier et la sirène d’alarme retenti. Bon sang, on nous attaque ! Mercutio commence à se diriger au coté opposé aux explosion en disant.
« Regroupons nous au centre de commandement de la on pourra…
– J’aurai tendance à plutôt aller au milieu du problème pour le régler le plus vite possible »
Mercutio s’apprête à m’opposer un argument mais je le coupe.
« Y’a déjà des gens au centre de commandement ça va être pris en compte. On devrai pouvoir agir plus vite.
– Je suis d’accord avec Mat.
– Alors on y va. »
Je force la décision de Mercutio mais on doit faire quelque chose et c’est pas en perdant du temps au centre de commandement qu’on aura des infos. Une des lumière de la ville se rallume, encore vacillante, alors que nous courons vers la source de l’assaut. Il nous faut dix minutes pour rejoindre le quartier au pas de course mais nous sommes confronté à la masse de gens en fuite. Il nous faut savoir à quoi nous avons affaire. C’est pourquoi Mercutio et moi nous attrapons un fuyard, un homme noir âgé avec un regard paniqué.
« Qu’est ce qu’il c’est passé ?
– Je ne sais pas. Il y a eu une explosion et puis… »
Mercutio a été brusque avec sa question mais ce n’est pas lui qui fige ainsi les trait de notre interlocuteur. Sans nous en rendre compte nous tournons le dos à la scène d’attaque mais pas le vieil homme. Ses yeux écarquillent et c’est de la terreur qu’on peut lire sur son visage. En me retournant, je ne distingue personne d’autre que les gens qui se replient. Il y a juste une lumière bleu qui crépite le long des bâtiments. Une lumière bleu crépitante ? Des Quadrillas ?
« Oh P’tain !
– Ça me rappel quelque chose. »
Nivekh ne peut pas peiner à comprendre ou alors c’est qu’il nie. Le vieil homme ne nous laisse pas douter.
« Ce… C’était comme ça la dernière fois. »
Il se lève comme si la fin du monde arrivais en fuyant de plus belle.
« Il faut protéger les gens.
– Je sais. »
Je sais Mercutio… protéger, c’est ma raison de vivre. Mais je ne sais pas si je vais pouvoir réussir à battre ce qui a pu tuer Finlongfinger. Mais j’y vais quand même. J’avais foncé jusqu’au quartier mais c’est d’un pas ralenti par la peur que je m’approche de la lumière. Finalement je suis content d’avoir mes amis qui me suivent. Mais soudainement les haut-parleurs de la base crachent :
« A TOUT LES BUGS. DIRIGEZ VOUS IMMÉDIATEMENT VERS LE CENTRE MILITAIRE DE LA RÉSISTANCE. L’ORGANISATION EST PRIMORDIALE. DÉPÊCHEZ VOUS TOUT LE MONDE EST EN DANGER… »

( 12 juin, 2017 )

A trop vouloir jouer on prend le risque de perdre.

Mat pour SensSalut les étoiles un chapitre un peu long aujourd’hui mais je ne savait pas trop où le couper alors…

Non il cache son jeu. Nous restons silencieux devant sa navrante prestation avant de rire à l’absurde de la situation. Nivekh dit en plaisantant.
« Comme si j’avais écrit qu’on allais boire de l’alcool… Après il y a les questions habituels. Qu’es ce que tu pense des bugs ?
- Qu’est ce que je pense des bugs ? Mais vous êtes des gens magnifiques. Sans vous je serais probablement mort à la Nouvelle York. Donc je trouve ça plutôt bien… Merci. Maintenant j’admire votre effort militaire et ce que vous allez faire pour sauver… l’humain… Sauver l’humanité du déterminisme. Tant que vous y êtes, quand vous irez sur la lune dans une vingtaine d’année, faites bien chier les nobles… Ils sont hy-per lourd, Ils ne savent pas du tout s’amuser ni faire la fête. »
Que faire, comment entrer dans son jeu ?
« Ça m’étonne pas. »
Bravo c’est tout ce dont je suis capable ? Pitoyable. Nivekh lui lance mieux le sujet.
« Tu ‘as un mec en particulier que tu veux qu’on emmerde ?
- Non il sont tous un peu… un peu lourd.
- Le fait que les gens soient désagréable c’est suffisant pour être un motif de guerre ? »
Mercutio et ses questions… elles sont juste mais elles sont aussi celle dont on se passerais bien.
« Non. La résistance était déjà lancé mais j’en avais… j’en avais vraiment marre c’est tout… Croyez moi quand vous verrez ce que ça donne, La politique Sélénite, vous aussi vous aurez envie de donner très chère à une quelconque rébellion pour finir tout ça. Et puis, j’aime bien l’idée de liberté contre le déterminisme. C’est tellement… Rock & roll. »
Le terme m’échappe.
« De quoi ?
- C’est un mot que j’avais trouvé sur l’une des pochette des tourne disque. »
Donc on sait toujours pas de quoi ça parle. Nivekh semble faire une tête bizarre.
« Tu sait quoi. Ta boisson elle me fait un drôle d’effet… Où sont tes toilettes ?
- Deux étages plus haut. »
Notre reporter initie alors une avancé rapide vers les escaliers. Pourvu qu’il y arrive avant que l’alcool ne le fasse vomir. J’en profite alors.
« Vous le faites exprès parce qu’il est journaliste ?
- Il faut bien que j’en rajoute un petit peu. Ça va être plus dur pour lui de me donner un air sérieux dans son article.
- Ça va être complètement impossible.
- Pourquoi vous vous faites passer pour un papy gâteux ?
- Je suis un peu papy gâteux sur les bords. Il faut bien qu’on s’amuse dans la vie… Bon je profite de cette pause pour vous parler de la finance… Je ne vous cacherais pas que on risque de pas avoir assez de crédit pour tout ce que Gladius veut faire… Par exemple il veux envoyer tout les bugs dans des missions. Mais on a pas du tout assez de subzéris ni les moyens d’en construire donc je lui ai dit  »uniquement une ou deux équipe en missions extérieur trié sur le volet ». Donc il va y en avoir certain qui vont rester un peu plus longtemps à la base. C’est la vie ! On ne peut pas tout obtenir. »
Ça fait plus de quinze ans qu’ils préparent et cette bande de branques n’est pas prête.
« On dirais que vous êtes tous là pour me désespérer. »
Mercutio lui ne se laisse pas démoralisé mais en même temps est il prêt à partir ?
« On peut pas en récupérer d’autre ?
- Des subzéris ?
- On a été capable de construire cette ville ça doit pas être si compliqué que ça.
- Bien sur qu’on a un chantier de construction pour ça. C’est juste que ça prend du temps. De plus c’est notre cher Sollipsis qui a développé la ville… D’ailleurs je me demande comment il a fait. C’est quand même gros et avec des technologies que je ne connais pas. Et personne n’était au courant de son développement, c’est comme si il avait tout fait tout seul.
- Comme si la ville était apparue par magie.
- Oui mais ne croyons pas en la magie, c’est chose impossible.
- Il y a des runes qui existent, qui dirige la vie des gens. Alors pourquoi pas la magie ?
- C’est grotesque ce genre de chose n’existe pas… ou que dans les livres.
- Mais on ne sait pas si ce qui est dans les livres est vrai.
- Et bien le jour où vous viendrez me voir avec une preuve de l’existence de la magie que je ne pourrait réfuter scientifiquement je vous dirais : c’est génial.
- Paris tenu. »
Nivekh revient alors avec meilleur mine mais plutôt contrarié. Sétra esquive alors la réponse due à Mercutio.
« Bon, toi, ça va mieux ?
- Un peu mieux. Mais tu appel ça des étages sérieusement ?
- Oui… J’ai la moitié du pilier rien que pour moi.
- Il fait vingt mètres de haut ton étage.
- Oui c’est ça d’être celui qui a…
- … Le plus riche. »
Nivekh a coupé cet incroyable bonimenteur. Et en même temps il a raison. Michel Sétra est juste riche et donc excentrique.
« Non non ! J’ai tout donné à la résistance. Mais j’ai un traitement de faveur parce que si je partait vous n’auriez plus un rond. Vous seriez tous foutu. »
Il veux qu’on flatte son ego. Comment peut il trouver ça valorisant.
« Merci. »
Ça y est je l’ai dit. Moi quand on me dit ça, je m’échauffe car je sais que je n’ai encore rien fait.
« J’ai foi en vous. Vous y arriverez probablement sans moi mais peut être pas sans mes sous.
- Je comprend pas votre fixette sur l’argent.
« Ce que tu ne comprend pas c’est que Chrysaor Orion ne peut pas faire des miracles. À Sydney il faut quand même qu’il débourse un petit peu d’argent pour être capable de payer des subzéris qui viennent nous alimenter de toute les denrées dont on a besoin. De plus il faut qu’il le fasse discrètement ce qui ajoute une plus-value. Au final quatre vingt dix pour cent de la nourriture qu’on a n’est pas faite ici, pareil pour les médicament et le matériel militaire. »
Après sa tirade il semble réalisé quelque chose. On l’a piégé. Il regarde Nivekh.
« Vous êtes revenu ? Rien à faire de la politique, des finances et de comment ça marche. »
Un grand silence suis cette déclaration Sétra tente de reprendre le contrôle mais c’est pas avec moi qu’il faut relancer.
« Mat vous êtes sur que vous ne voulez rien boire ?
- Certain.
- Bon autre chose ? »
Mauvais jour pour Michel Sétra trop de blancs suivent ses phrases. Mais il lui reste un atout faire rager Nivekh.
« Des nouvelles sur ton enquête ? Tu sais celle que tu réalisait sur moi pour savoir d’où je venais.
- J’y arriverais un jour. Je te prévient.
- Oui… avec de la chance.
- On verra ça sur Séléné
- Bon excusez moi mais il faut que je passe une ou deux heure à savoir ce que je vais porter demain. Désolé de vous virer comme ça mais c’est important… Bonne journée !! »

( 2 juin, 2017 )

Fait l’idiot en restant provoquant

Mat pour SensSalut les étoiles ! Je reprend le récit de ma première partie de Sens.

Une minute… il nous attendait ? Mercutio, lui, n’a pas attendu l’invitation de Sétra pour commencer à manger. Il observe aussi les bouteilles avant d’en désigner une au hasard. Sétra s’en saisi alors pour lui en servir un verre qu’il accompagne d’une mise en garde.
« Il ne faut pas en prendre trop. C’est assez alcoolisé.
- Je vais en prendre aussi.
- Nivekh. »
Il verse le liquide parcouru de veinule bleuté dans deux verres. Puis il tend l’un d’eux à Mercutio et alors qu’il donne l’autre à Nivekh, celui ci lui dit.
« Tu peut en mettre plus.
- C’est de la Vodka voyons.
- Je sais. »
Mercutio vide d’un trait son verre et alors qu’il pose le verre sur la table déclare.
« C’est pas mauvais. »
Vu de quelle manière il l’a déclaré j’hésite entre le fait qu’il soit éméché dès le premier verre ou juste une déclaration enfantine comme Mercutio seul sait les faire. Pour ma part je dit juste.
« J’en veux pas. »
En posant la main en signe de refus. Et je suis confirmé dans ma résolution quand Nivekh dit, alors qu’il boit plus lentement.
« C’est fort quand même.
- On en fait plus des comme ça »
Précise Michel Sétra avec une pointe de fierté dans la voix. Il nous observe tous puis il demande d’une façon toujours aussi enjoué.
« Qu’est ce qu’il y a ? Gladius veux m’envoyer dans une nouvelle mission ?
- Ouais !»
J’ai été spontané dans ma réponse, mais quand je vois la tête que prend Sétra… comme si on lui offrait un énième cadeau. Je corrige vite et Nivekh avec moi.
« Non !
- Non c’est pas ça. Éric veux que je fasse un reportage sur tout les gens du conseil donc on est passé te voir. »
Nivekh doit bien le connaître vu comme il le tutoie. Je vais pas m’immiscer dans cette relation.
« Éric ?
- Mon boss. Tu sais le journal. »
Sétra semble étonné. Mais vu les mises en garde de Gladius je pense que personne n’est dupe.
« Il y a un journal ? Ah ! Oui c’est vrai. Il y avait des reporter qui sont venu me voir une fois… je me rappelle.
- Oui c’était moi.
- Non il y en avait une autre… Une petite jolie avec une… très jolie voix… Donc reportage, sur quoi ?
- Sur la journée de demain.
- Hum !?
- C’est la cérémonie de nos vingt deux ans. On va pouvoir partir en mission.
- Oh ? Déjà ? C’est parfait je vais pouvoir venir avec vous en mission. Vous avez des missions faciles bientôt ?… Où on risque pas de mourir. »
Il trouve ça tôt lui ? Et des missions facile on va pas les donner aux bugs. Reste calme Mat il le fait exprès. Mercutio intervient pourtant dans son sens.
« Je sais pas. Moi, on m’a jamais parlé de mission. »
Nivekh semble réalisé un truc et ajoute.
« Faut demander à Mat. C’est lui qui a demandé.
- On ne m’a rien dit encore. Pire on a pas l’air de vouloir nous envoyer sur des missions… difficile donc… »
Sétra saisi la balle au vol.
« Ha parfait je pourrait venir avec vous. »
Quelle réjouissante perspective que d’avoir un boulet de membre du conseil avec nous. J’aurais sûrement assez de travail à devoir protéger mon équipe sans lui.
« Donc, allez y. Que voulez vous savoir sur la journée de demain ?
- Comme tu es trésorier combien ça va coûter tout ça ? »
Pendant que Nivekh pose des questions à Michel Sétra, Mercutio monte le son forçant le ton de la discutions à monter.
« Ohf ! Pas grand chose. Une broutille… Au final, vu que c’est le conseil qui ordonne. Ce seront des volontaires qui ont fait des banderoles, des confettis et tout ça. Mais ce n’est pas ce qui va revenir le plus chère
- Pourquoi vingt deux ? »
Mercutio sais poser les question déstabilisante. Et comme Sétra semble avoir compris autant que moi, Mercutio précise.
« Pourquoi c’est si important pour nos vingt deux ans ?
- Je sais pas… Euh… C’est l’age normale pour boire de l’alcool je crois. D’ailleurs. SHHHHHH !!!!! »
Son chuintement est sonore alors qu’il met son index devant sa bouche. Nous prend il pour des crétin ?

( 5 mai, 2017 )

Le conseiller Rock&roll

Mat pour SensSalut les étoiles ! La suite de Sens donc avec la rencontre avec un autre excentrique.

Dire que Michel Sétra est un homme riche est un euphémisme. Il pourrait s’étouffer avec son propre argent. C’est lui qui fourni la résistance en fond et qui en gère la finance. Excentrique, il possède la moitié d’un des piliers qui soutient la base du pôle sud. Il est aussi accessoirement le père adoptif de Martin Sétra le plus arrogant des bugs de la base et membre de mon équipe.
Arrivé sur place des gardes lourdement protégé vérifient nos passes. Être des bugs est un réel privilège. La fouille est plutôt légère et j’ai même le droit de garder mon sabre. Alors que l’ascenseur monte vers les étages ou vie Sétra une musique se fait de plus en plus forte. La porte s’ouvre sur une grande salle circulaire avec un fatras de vieux trucs exposés un peu partout, ainsi que des vieux fauteuils et canapé en cuir qui doivent valoir une fortune. Une grande baie vitré donne sur la partie usine de la base. La musique est maintenant plus distincte.
« Je révise mon jugement il n’a peut être pas que des goûts de chiotte.
- C’est pas mal, ça sonne un peu classique.
- C’est ce qu’on écoutait à la préhistoire. »
Conclut Mercutio. Ça devait effectivement être ce qu’on écoutait avant que Myphos ne détruise l’histoire.
« Il y a de la musique préhistorique chez moi aussi si tu aime. » dit-je.
Je l’écoute trop pour mon propre bien.
Michel Sétra n’est pas là pas plus que Martin. Quel soulagement. Comme je me trompe… Quelqu’un tape des mains depuis l’étage du dessus. Juste un claquement sec. Quand je regarde, le Michel Sétra qui descend les escaliers, assis sur la rampe, est vêtu d’un blouson en cuir blanc avec des franges assorti aux pantalons et aux bottes qu’il porte. Il cache ses yeux derrière de grandes lunettes noires. Son entrée est aussi spectaculaire que ratée car en arrivant en bas des marches il se montre incapable de se réceptionner et se vautre lamentablement. Alors que Nivekh et Mercutio lui demande s’il va bien il se relève d’un bond en clamant.
« Très bien ! Très bien ! Vous entendez ce son ? Magnifique. C’est… euh… ancien. Rendez vous compte je n’ai que cinq disques qui viennent d’avant la guerre des immortels. Et en voici un sixième… Ils me l’ont apporté hier… AH ! Ce son !… … Que puis-je pour vous ? »
Les quelques silences que laisse Sétra dans sa tirade ne sont là que pour lui donner de l’emphase et rien ni personne ne semble pouvoir y placer quoi que ce soit. Sa question finale est une invitation à ce que Nivekh parle mais c’est Mercutio qui pose le premier sa question.
« Pourquoi est ce que vous n’avez jamais essayer de faire de la musique ?
- Il y a des artistes qui s’en sont occupé mais pour ce qui est des instruments… Je ne sais pas comment ils ont réussi à faire ça… Ce son si spécial qu’on entend là… écoutez… Ah ce que j’aurais donné pour rencontrer ces gens là… Oui donc… qu’est ce que je vous sers ? »
D’un geste ample il nous montre l’un des mur de la pièce qui est creusé de multiples trous dans lesquels on peut distinguer des bouteilles exotiques. L’alcool Suscitant le plus grand désintérêt pour moi. Sur une petite table sont disposé des amuse gueule.

( 21 avril, 2017 )

L’espoir est une forme de procrastination

Mat pour SensSalut les étoiles! Ca fait un bail que j’avait pas remis des morceaux de mon premier scénar de Sens alors revoilà un nouveau service.

Nivekh reprend les rênes de la discutions.
« Quel est votre avis général sur les bugs et sur les missions à venir ?
- J’ai entièrement foi en les bugs et dans la réussite de la résistance. Nos desseins sont justes et nos idées sont pures… nous ne pouvons pas échouer. »
Et il faut que je reste silencieux pour ne pas gâcher l’interview de Nivekh. Ce n’est ni la justice ni la pureté qui font vaincre. Au mieux ces notions alimente la noblesse de cœur de celui qui les fait siennes. Mais on gagne un combat surtout parce qu’on est plus fort que l’autre. Le temps passe et j’ai vraiment envie de parler.
« Nivekh, j’attends que tu ai fini de poser tes questions.
- Je vois bien. »
Mais le silence reste intolérable. C’est Mercutio qui me rendra le service de le briser.
« Et si jamais ça se passe mal ? On ne peut pas juste essayer de vivre comme les autres gens ? Même si c’est pas la meilleur solution. »
Maria grince des dents en répondant.
« Søren avait précisé qu’aucun bug ne serait contraint de partir en mission.
- Je ne parlait pas de nous mais de manière général pour les gens.
- Tous les résistants du pôle sud qui ont plus de vingt ans étaient déjà engagé dans la résistance quand nous nous sommes replié ici. C’est par conviction que nous sommes là, par choix. La plupart d’entre nous n’arrêterons pas le combat juste si vous venez à échouer… »
Si on excepte son fanatisme, j’aime bien Maria. Elle a de la volonté.
« … C’est mon principe de rester fidèle à mes idéaux contre l’adversité. »
Je réalise soudain que j’ai perdu le compte des questions.
« Nivekh. On est a combien de question là ?
- C’était la troisième.
- parfait. »
Je me tourne vers Maria.
« Qu’est ce qui vous rend si sure que la pureté d’un idéal permet de gagner ? »
Comme ma question doit lui paraître blasphématoire. Moi un bug je remets en cause une partie de la confiance qu’elle fonde sur nous. Cependant elle me répond calmement.
« Finlongfinger m’a dit un jour que c’est grâce à ses convictions qu’il était capable de faire les miracles qu’il accomplissait. »
La foi encore et toujours. Comment peut on se raccrocher à ce truc invisible et intangible. Elle le sait pourtant. Ses convictions ne doivent pas être moins pure que celle de Finlongfinger et elle n’as pas fait le moindre miracle. Non il y avait autre chose sur ce héros qui l’a rendu exceptionnel. C’est ça qu’il faut trouver. Comment lui faire entendre ?
« Je pense qu’ici tout le monde est au moins aussi convaincu et pourtant personne n’est capable de le faire.
- D’autre que les bugs ? »
Elle ne comprend pas. Mais Mercutio, lui, a saisi.
« Il n’était pas un bug et pourtant il arrivais à accomplir des choses énormes.
- De plus je ne me vois pas, actuellement, rien qu’en regardant les gens les faire tomber comme des mouches.
- C’est vrai mais qui sait ce que demain nous réserve ? »
Elle baisse les bras un peu vite je trouve. et puis son sourire n’augure rien de bon. Elle ne veux pas discuter, risquer de se remettre en cause. Elle préfère croire en l’avenir. Cet avenir qu’on veux rendre incertain. Encore la foi. Ça m’gonfle.
« Si vous ne faites que croire en demain. L’avantage c’est que vous pourrez faire ça tout les jours. »
Ma répartie est injuste. Je le sais. Mais ça m’énerve de voir comment tout le monde semble avoir abandonné et dire malgré tout qu’il continu à se battre.
« Ça s’appelle l’espoir. »
Mercutio est trop bon. La réalité lui montrera bientôt que l’espoir c’est notre force pas juste une pensé.
« Ouais. »
Je me sent seul ces moments là. Quand personne ne semble comprendre ma philosophie.
Maria sait que cet entretien est fini. Et ce n’est pas elle qui à mit le point final.
« Ce sera tout ? J’ai…
- Désolé d’avoir abusé de votre temps. »
La moindre des choses c’est que je m’en excuse.
« Non pas du tout. Cela aurait été avec plaisir que j’aurais continué de discuter avec vous d’autre chose que ces questions pour Hosancr. C’est juste que pour le moment j’ai beaucoup de patient à gérer. Alors, si vous pouviez revenir plus tard ça m’arrangerais.
- Désolé d’avoir abusé de votre temps alors. J’ai encore d’autre chose à faire. Merci quand même. »
Le reporter mets un terme officiel à l’interview. C’est parfait.
« Je vous souhaite une bonne journée à tous… et à demain. »
Nous la saluons tous avant de partir une fois dehors. Nivekh fait le point pour nous.
« Bon ça c’est fait. De toute façon, Vigo Néméo, il est au Nord. On va passer chez Michel Sétra. Comme il a reçu un tourne disque il va pouvoir nous parler un peu de musique.
- Je suis pas convaincu de ses goûts musicaux. »
Dis-je avant qu’on ne se mette en route vers le pilier de Sétra.
 

( 3 avril, 2017 )

Héros en blouse blanche

Mat pour SensSalut les étoiles ! Je revient sur l’histoire de Sens. J’ai un peu pris mon temps pour la poster celle là. Si vous aimer cette histoire désolé que ça prenne autant de temps.

Et c’est d’un pas pressant que nous arrivâmes au grand bâtiment blanc qui fait office d’hôpital. L’odeur familière du désinfectant et des produits chimiques emplis mes narines alors que nous entrons à l’intérieur. De nombreux infirmier et docteurs s’affairent ici. Il y a toujours tellement de personnes malades ou blessé ici. J’ai l’habitude et les gémissements font maintenant parti du décors, mais ce qui pour moi est naturel, est un effort pour Mercutio. Il est mal à l’aise ici, au milieux de cette mort en suspens. Je passe souvent ici et j’en apprend deux-trois trucs. Aussi en passant je rajuste une perfusion mise à la vas vite. Hélas cette attitude a ses revers. L’homme à la perf mal réglé mets la main à une amulette à son cou en disant.
« Loué soit les bugs. »
Nous ne sommes pas des dieux. Je passe au moins une semaine par mois ici sur le banc des patients… enfin c’est à moitié vrai. Je suis de chair et de sang pas de mythe et d’Ichor. Le grattement du papier me rappelle alors à quel point ma vie va être exposé par l’un de mes amis. Car je devine déjà que Nivekh ajoutera l’anecdote à sont article.
« Ça va rajouter à ton prestige. Te plaint pas.
– Vous me désespérez.
– C’est mon boulot. »
Bah tiens. C’est une justification ou une réponse ? Akina quand à lui semble avoir regagné son élément et déclare.
« Allez voir Maria sans moi. Je vais voir si je peut être utile ici. »
Il nous salut brièvement avant de disparaître dans l’angle d’un couloir. Rejoindre le bureau du docteur Greedway est facile vu que je connaît l’hôpital comme ma poche. En entrant la sensation qui nous assaille c’est que tout est en ordre, propre et rangé.
« Bonjour madame. »
S’annonce Nivekh. Maria lève le nez de la lecture d’un dossier et d’un air interrogatif répond.
« Bonjour. »
Mercutio lui fait un salut de la main alors que je lui renvoie son bonjour de vive voix. La médecin en chef reprend alors.
« Vous ? Vous êtes tous les trois malades ?
– Pas cette fois. »
Ma réponse a au moins le mérite d’atténuer son inquiétude enfin à peine une seconde car Nivekh donne alors ses raisons.
« Je suis ici sur ordre de la voix de Hosancr pour faire un reportage sur les différents membres du conseil et comme vous en faites parti j’aimerais avoir votre ressenti sur la journée de…
– Je n’ai rien à dire ni à Hosancr ni à ses sbires.
– Mais…
– Je vous parlerais bien quand vous viendrez pour autre chose qu’apporter des boniments sur son torchon. »
En se tourne vers moi.
« Votre blessure va mieux ?
– Oh oui. Ça fait un bout de temps, maintenant, que je ne suis pas revenu presque un mois. Alors Oui ça va.
– Je souhaite juste éviter que ça ne se rouvre. Laissez moi vérifier. »
j’ôte alors ma veste pour lui montrer mon épaule gauche. Lors de mon dernier combat j’ai su limiter les dégâts. La blessure était une tranche nette et il n’aurais pas fallu une grande opération pour la traiter. Mais quand il est question de bug on met tout en œuvre pour que ça se passe bien. Elle palpe les contours de la cicatrice avant de déclarer.
« C’est en bonne voie. Et vous n’avez pas rouvert vos blessures contrairement à d’habitude. »
Elle dit ça comme si c’était une plaisanterie. Mais elle et moi savons que ce n’est pas mon genre de rester à ne rien faire, même si je suis grièvement blessé. Si je peut aider, je DOIT aider. Je remet ma veste. Maria remarque alors l’attitude de notre artiste.
« Mercutio vous allez bien ? »
C’est difficile pour lui de cacher qu’être ici le met mal à l’aise. Il est pale comme un linge mais il répond stoïquement.
« Oui. »
Elle nous englobe tous du regard.
« Vous étiez tous venu pour cette histoire d’interview ?
– Bah on l’accompagnais.
– De quoi s’agit il cette fois ?
– Une interview. »
Nivekh le fait exprès ou quoi ? Elle le sait déjà. D’ailleurs.
« Je veux dire à quoi ça va servir ? Est que Hosancr va encore essayer de ridiculiser le conseil ou est ce mon hôpital qu’il vise ?
– C’est pas mon travail de ridiculiser le conseil. Je suis là pour montrer votre travail, que vous êtes là pour le bien de la résistance. »
Maria pousse un long soupir avant de déclarer.
« Bon je vous accorde trois questions pas plus. »
Mercutio commence alors.
« Est ce qu’on à droit à plus de trois question ? »
Il a raison nous ont est pas là pour le journal on devrait pas être limité.
« J’ai dit pas plus.
– Merci Mercutio. On en a perdu une déjà. »
– J’aurais essayé. »
Dit il d’une toute petite voix.

( 22 mars, 2017 )

Pret ou pas?

Mat pour SensIl semble réaliser.
« C’est vrai que tu as un code. Mais il y a des moments où il est passé pour un idiot par le passé. C’est l’un des arguments qui ont été placé contre le conseil… qu’on laisse quelqu’un venir dans le conseil juste parce qu’il a beaucoup d’argent. »
Ça ! C’est votre problème. Mais Mercutio répond bien avant moi.
« Si ce n’en est pas un, il n’a pas de risque à avoir cette interview.
– Il cache bien son jeu.
– Alors il ne risque rien. »
Enchéris-je.
« Non ! Il cache bien son jeu d’être quelqu’un de très intelligent… »
On a bien compris ça pourquoi nous corrige il ? Il réalise d’avoir dit une absurdité et nous congédie. Du moins je le suppose.
« Je vous souhaite une bonne journée. reposez vous bien. Demain nous aurons un rendez vous à neuve heure sur la place centrale. Rompez ! »
Il nous fait un salut militaire. Je lui rend sans conviction mais Nivekh est plus solennel, de son coté Mercutio fait juste un salut en secouant la main.
Alors que nous sommes sur le point de repartir, Sword s’adresse à moi.
« On maintient le même pari : si vous arrivez à me battre après demain vous pourrez partir en mission à l’extérieur.
– Hum ? Ok. »
Nivekh doit avoir une amnésie temporaire où il confond un truc avec un autre car il demande alors.
« C’est quoi cette histoire de pari ? »
Je le regarde interloqué d’autant que Mercutio renchéri d’un :
« Ah ! Fallait pas dire ça devant lui.
– C’est surprenant que tu ne sois pas au courant. Il y a sept ans j’ai décrété que j’étaie près à sortir pour me battre. Il n’a pas été d’accord. Depuis je le défie jusqu’à ce que je sois capable de le battre. Quand je l’aurais battu il ne pourra pas me dire non. C’est tout. »
Il semble attendre plus mais il va devoir se satisfaire de peu.
« Ça fera une bonne anecdote à raconter ça.
– Ouais ! Comme si c’était un secret. »
Akina dit à ce moment là.
« Il y a une différence entre pas secret et publique. »
Il n’a pas tord. Je fixe Nivekh et demande.
« Qu’est ce ça va prouver ? »
Hélas Akina ne lui laisse pas le loisir de répondre. Il me demande alors.
« Est ce que tu veux de l’aide ? »
Je suis interloqué.
« Pour ? Le battre ? »
Il hoche la tête. Et s’explique.
« C’est quand même le fils de Finlongfinger…
– Ou est la gloire là dedans ? »
Déclare Mercutio. Tout le monde le regarde.
« Dans les livres ils sont toujours tout seul. »
Malheureusement, Akina ne veux pas en démordre.
« Oui mais nous. Nous somme des bugs, nous brillons par notre travail d’équipe. »
On a encore rien fait. Akina est comme les autres il anticipe. Il prends comme acquis des faits qui ne sont pas encore vérifié. Je lui répond donc un fait avéré.
« On brille surtout par notre absence dans l’Ombre-Monde.
– Notre heure viendra… D’ici… vingt deux heures. Il suffit de nous illustrer durant les premières missions et nous serons directement envoyé. J’ai entendu dire qu’il y avait déjà des bugs qui avaient eu des entraînements à l’extérieur… »
Alors qu’Akina fait sa tirade son regard se porte sur moi. Il sait qu’il faut mieux pour lui comme pour moi qu’il en reste là.
« Merci de me rappeler que je ne suis pas aussi bon que je le voudrais. »
Cette fois Mercutio va à la rescousse de notre préposé aux soins en coupant le sujet.
« Pas grave, T’as toujours été bien avec nous.
– Merci. »
Akina est vraiment gêné maintenant.
« Je vais être sincère…
Tu ne l’était pas jusqu’à maintenant ? Ou tu doute de la sincérité de la déclaration de Mercutio ?
« … Tu es meilleur que ceux qui ont été envoyé en extérieur. Mais Gladius Sword à pris un risque pour eux qu’il voudrait t’épargner. Il tiens à nous. Les choses aurait été tellement plus facile si Finlongfinger n’était pas mort à la nouvelle York. »
Mercutio lui répond.
« Mais s’il n’y était pas mort, peut être n’aurait il pas inspiré tout ceci.
– Il était déjà considéré comme un dieu avec ses cinq cent ans de bataille… Cette discutions s’enlise où allons nous ? »
Demanda il à notre reporter.
« Vu que tu es là on va aller voir Maria Greedway. »

( 16 mars, 2017 )

… d’expression

sens« … nos autres objectifs secondaires sont d’en apprendre le plus possible sur notre ennemis. De comprendre les runes et d’identifier tout les points faibles que notre ennemis présente. »
Tu fait fausse route Sword. Notre objectif c’est de détruire les runes. Si tu les comprend tu sombrera peut être dans la même folie que Myphos. Si notre ennemis présente des points faibles ils seront faux. Il nous faudra identifier tout les points faibles que notre ennemis dissimule.
« Comme je serais sur place vous pourrez être sur que je vous communiquerais toutes les informations que je trouverais.
- Je peux compter sur vous pour dire la vérité au peuple. »
La jolie distinction, il ne peut donc pas compter sur lui pour garder une information secrète.
« Combien de temps vous pensez que cela va prendre pour libérer la terre ? »
Sword hésite longuement avant de répondre à la question de Nivekh.
« Je dirais une quarantaine d’année… Une trentaine si on est optimiste. »
On fera moins. Si on veux sauver l’humanité des runes il est hors de question de perdre la moitié de ma vie à sauver juste un tiers du monde. Je ne prétend pas le faire en soixante douze heures. Mais en jours qui sait. En tous cas avant la fin de l’année je compte bien qu’on ai libéré la terre. Tu prend trop ton temps Sword. Il poursuit d’ailleurs.
« Une fois que cela sera fait. Nous aurons une planète entière derrière nous. Séléné et Mars ne seront, alors, que des étapes. La guerre approche messieurs espérons que nous y seront tous préparé. »
Arrête de rêver !
« La guerre est déjà là… et depuis un bout de temps. »
C’était plus fort que moi j’ai du le dire sans quoi je m’en serais voulu de le laisser dans ses illusions.
« Je suis d’accord, mais une nouvelle bataille arrive. Une bataille dont nous ne pourrons sortir que victorieux. »
Qu’est ce qui le rend si sure ? Il ne nous fait pas confiance et surestime même la durée du combat. La seule chose que je sais. C’est que je suis déterminé à gagner.
« Vous faites des interviews de qui ? Nevikh.
- Tous les bugs que je pourrait trouver, mon équipe en particulier, ainsi que des membres du conseil. Pour avoir leur impression quand à la journée de demain.
- Bien. Søren Sollipsis est indisponible pour le moment mais je suis sur que vous pourrez trouvez Maria Greedway à l’hopital. Elle doit se préparer au cas où la manifestation dégénère. Ça ne devrait pas arriver mais sait on jamais. Et Michel Sétra sera chez lui… probablement en train d’écouter un vieux tourne disque qui lui as été donnée par des agents de retour de mission à Sydney. Il l’écoutera sûrement toute la journée. Je vous souhaite une bonne journée.
- Merci monsieur. »
Répond Nivekh. Sword se tourne vers moi.
« Tu as fini ton entraînement ?
- Oui. Jusqu’à la prochaine fois.
- Je vais te demander un service. Tu vas accompagner Nivekh et t’assurer qu’il n’écrive de mauvaises choses sur Sétra. On sait tous qu’il a ses travers mais il faudrait éviter que… »
Il me lance un regard entendu. Mais il me connaît mal.
« Je ne m’assurerais de rien du tout. Je le laisserais faire ce qu’il veux. »
Je lui montre alors ma mains avec quatre doigts levés et j’abaisse le majeur. Chaque doigt est une vertus de mon code : Protéger, Liberté, Adaptation et Servir. Je ne suis pas juste un soldat… je dirais non aux ordres qui iront contre mon code fussent ils émis par Gladius Sword lui même.
- Comme tu veux. C’est juste… J’aime bien Sétra mais il y a des moments où lors de ses interviews il est passé pour un… »
Il ne comprend pas ce que je lui montre. Faut il le dire ?
« Liberté ! »

( 9 mars, 2017 )

Dieu et héros

sensSalut les étoiles ! Je reprend mon histoire de Sens cette fois.

C’est fou le nombre de balles qu’on peut tirer en un quart d’heure. Gladius s’est désintéressé de moi pour aller voir les autres tireurs. Je m’éponge le front quand je vois arriver ceux de mon unité.
Akina, Nivekh et Mercutio, un homme blond et fin qui ne se sépare ni de sa peluche : monsieur Gary, ni de son carnet de dessin.
Je les rejoins rapidement, posant mon arme au passage. Le temps d’être avec eux il sont déjà en discutions avec Sword.
« … toujours disposé à répondre aux journalistes surtout quand il s’agit de bugs. »
Nivekh continu donc son article ici et avec Sword.
« Hé bien monsieur. Comment envisagez vous la journée de demain ? »
Sword Rigole avant de répondre.
« Je ne peut pas tout vous dire pour le moment. Søren a prévu une cérémonie où vous obtiendrez un équipement de haute technologie conçue par lui même. »
Visiblement notre reporter n’est pas satisfait et repart à la charge.
« Vous ne pourriez pas nous en dire un tout petit peu plus ? Une exclusivité ?
- Je suis désolé pour le journal. Il s’agit de données confidentiel… Mais les résistants pourront bientôt constater de quoi il s’agit. Je ne doute pas que vous en ferez un article. Je ne le dirais pas mieux que Søren Sollipsis lui même, mais il est des choses qu’il vaux mieux ignorer.
- C’est effectivement le credo de notre vice président.
- J’espère que tu comprend.
- Il y aura une cérémonie et beaucoup de gens viendront vous applaudir lors d’une manifestation ce jour là. D’ailleurs j’espère que l’autre manifestation ne posera pas de problème. »
Un problème de manifestant ? Je n’ai pas te temps de verbaliser ma question car à peine me vient elle que Mercutio répond à Sword.
« Je croyait que savoir c’était pouvoir ?
- Oui bien sur. Mais vous pourrez savoir bientôt. Et s’il y avait un espion dans nos rang cela pourrait être dangereux que Myphos en sache trop sur nous. »
La conversation dérive… et j’ai une question je la pose avant d’être complètement hors sujet.
« Il y a une manif aujourd’hui ?
- Oui c’est civils mécontents de leurs statut. Ils en ont assez des traitement de faveur des militaires et d’ailleurs Eriol a commencé à distribuer des tracts. Søren lui a donné un livre étrange dont il tire plusieurs passages pour s’inspirer dans sa manifestation. »
Eriol un militant ? C’est drôle je ne l’aurait jamais imaginé grandir vers ça. Il a raison les militaires ont des privilèges, mais il a aussi tort de vouloir les supprimer. Personnellement je préférerais être protéger par de vigoureux soldat que par des soldats faméliques. Je n’ai pas la sensation que ceux qui ne risquent pas leur vies réalisent la chance qu’ils ont déjà. S’il veulent tant que ça leurs conforts qu’il retournent à leurs vie normale, prévisible par Cosmo & Rebirth.
Mercutio n’a, quand à lui, qu’une curiosité culturelle.
« C’est quoi le nom du livre ?
- J’ignore le titre. Je sais juste qu’il s’agit d’un livre religieux. »
Gladius Sword perds son regard dans le vide quelques instant avant de déclarer.
« C’est dommage il ne reconnaît pas le seul vrai dieu. »
Jamais je ne serais comme ça. À rêver du passé comme d’une bouée de secours. Mais qu’est ce que je raconte ? Ce matin c’était exactement ce que je faisais.
« Vous parlez de Finlongfinger je suppose ?
- Oui ! Mon père était un dieu parmi les hommes. Il a été très bon pour moi… Il m’a formé aux arts de la guerre. Il m’a enseigné tout son art de vivre… tous ce qui est bon en moi je le tiens de lui. »
Dois-je aussi en vouloir à Finlongfinger ? C’est déjà si compliqué d’être en désaccord avec le président de la résistance alors son dieu. Sword et Nivekh continuèrent de discuter pendant que Mercutio me dit soudainement.
« Mais en fait toi. Du coup. Vu que c’est son père … »
Faux il n’eut aucun enfant. Mais philosophiquement je dit pas non.
« … et que toi tu es entraîné par lui… »
Dit-il en désignant Sword.
« … D’une certaine façon t’es un peu comme les héros grecs.
- Les héros grecs ? Non.
Je me ravise car je ne sais même pas qui sont ces grecs.
« J’vais peut être avoir besoin que tu m’explique.
- Dans la mythologie ces héros là sont des demi-dieux et sont formé par des entraîneurs eux même héroïque.
- Je ne sais pas à quel point on peut dire ça. »
pour être honnête, ne connaissant ni mon réel ascendant ni celui de Gladius… je me remet alors dans la discussion qu’ont Gladius et Nivekh.

( 4 mars, 2017 )

Champ de tir

sensL’ennuie est un ennemis qui ne se laisse pas vaincre facilement quand on doit attendre le lendemain. C’est donc morose et impatient à la fois que je suis allé au centre de tir pour tuer le temps. Celui ci se trouve à la périphérie de la base et pourtant une dizaines d’autres bugs avait décidé, comme moi, de s’entraîner même en sachant que qu’aujourd’hui on a notre journée. Je sélectionne mon équipement ainsi que mon arme tout en regardant ces  »frères » tirer sur les cibles mouvantes du centre. Mais au bout de quelques pas je constate que Sword est là en train de donner des conseils à l’un d’entre eux pour passer au suivant. J’hésite à partir. Lui parler va juste me mettre en colère mais si je part je suis aussi un lâche. Après une grande respiration je continu d’avancer pour me mettre au bout du stand de tir.
Du coin de l’œil je vois que Sword viens sûrement pour me parler. Mais qu’est ce qu’ils ont tous aujourd’hui. Il se place derrière moi et me regarde tirer. Je ne suis pas un mauvais tireur qu’il aille donc voir les autres.
« Tu tire trop vers le bas. Redresse ton canon quand tu tire. »
interrompant mes tirs, je repose le fusil et me tourne vers lui.
« Ça va bien ? »
Dit il en constatant mon mutisme. Un silence que je m’impose pour ne pas être désagréable. Enfin que je m’imposait car c’est dur de ne pas lui répondre.
« La dernière fois qu’on s’est  »vu » ça remonte à un mois alors : oui. Normalement demain il n’y a plus de soucis.
– Normalement. Mais si tu veux retenter l’exploit de me battre en entraînement ça peut toujours se faire.
– Demain ou dès maintenant ?
– Après demain je devrais pouvoir libérer un peu de mon temps. Avant c’est compliqué. »
Après demain ! Mais qu’est ce qu’il croit ?
« Si on est pas déjà partis.
– J’ai commencé à trier les différentes missions qui doivent être exécuté. Et les épreuves sur le terrain ne vont pas commencer tout de suite. »
Je le regarde intensément. Il ne peut pas… Il n’a pas le droit de me faire ça. J’attends ma vie entière ce moment et…
– Faut qu’on s’assure que vous soyer près.
– Sans déconner…
– Je connais ton enthousiasme à partir. Mais tu es l’un de mes meilleurs hommes et je n’ai pas envie de te perdre à cause d’une erreur d’entraînement. »
Il semble chercher ses mots et je ne vais pas le laisser les trouver comme ça.
« C’est sur le terrain qu’on apprendra. C’est pourtant pas compliqué à comprendre ça ?
– Tu as joué aux échecs ? Tu sais donc qu’il est préférable de sacrifier des pions que des tours. »
Ainsi c’est ce qu’on est : des pièces à sacrifier ? Oui j’ai joué au échecs et ça ne reflète pas la guerre. C’est un jeu dans lequel deux groupes s’affronte. Nous ne sommes pas des pièces d’échecs et ceux d’en face non plus. Si Sollipsis meurt je ne me considérerait pas comme perdant pour autant. Et qui nous dit qu’une fois Myphos vaincu nous auront gagné pour autant… les tyrans changent…
« Je sait que ça t’énerve mais avec le recule tu verra que j’ai pris la meilleur décision. »
Je le regarde. Tout perclus de certitude qu’il est. Je ne le ferais pas changer d’avis… autant parler à un mur.
« J’ai le droit de ne pas être d’accord ?
– Oui… j’aime pas avoir à imposer ça aux bugs… Mais je tiens à vous et c’est pour ça qu’il me faut du temps avant de vous voir partir dans la nature comme ça. On ne sait pas quels armes Myphos a pu développer pendant que nous étions resté sous terre. »
Pour qui il me prend ? Je ne suis pas son fils et aucun des autres bugs non plus… Qu’il garde ceux qui ont peur d’agir pour les couver si ça lui chante. Et les armes de l’Omicron quelle qu’elles soient. On devra bien les affronter. Et puis qu’il ne me fasse pas avaler qu’il n’a pas fait en sorte que les quelques missions des autres bugs à l’extérieur ne lui ai rien révélé sur ce qui se trame dehors.
« C’est pas satisfaisant… Je demanderais qu’on soit envoyé en mission le lendemain de notre cérémonie. »
Après tout, le vrais cerveau c’est Sollipsis. Je remet mon casque et épaule mon fusil pour le vider.

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