( 5 mai, 2017 )

Le conseiller Rock&roll

Mat pour SensSalut les étoiles ! La suite de Sens donc avec la rencontre avec un autre excentrique.

Dire que Michel Sétra est un homme riche est un euphémisme. Il pourrait s’étouffer avec son propre argent. C’est lui qui fourni la résistance en fond et qui en gère la finance. Excentrique, il possède la moitié d’un des piliers qui soutient la base du pôle sud. Il est aussi accessoirement le père adoptif de Martin Sétra le plus arrogant des bugs de la base et membre de mon équipe.
Arrivé sur place des gardes lourdement protégé vérifient nos passes. Être des bugs est un réel privilège. La fouille est plutôt légère et j’ai même le droit de garder mon sabre. Alors que l’ascenseur monte vers les étages ou vie Sétra une musique se fait de plus en plus forte. La porte s’ouvre sur une grande salle circulaire avec un fatras de vieux trucs exposés un peu partout, ainsi que des vieux fauteuils et canapé en cuir qui doivent valoir une fortune. Une grande baie vitré donne sur la partie usine de la base. La musique est maintenant plus distincte.
« Je révise mon jugement il n’a peut être pas que des goûts de chiotte.
- C’est pas mal, ça sonne un peu classique.
- C’est ce qu’on écoutait à la préhistoire. »
Conclut Mercutio. Ça devait effectivement être ce qu’on écoutait avant que Myphos ne détruise l’histoire.
« Il y a de la musique préhistorique chez moi aussi si tu aime. » dit-je.
Je l’écoute trop pour mon propre bien.
Michel Sétra n’est pas là pas plus que Martin. Quel soulagement. Comme je me trompe… Quelqu’un tape des mains depuis l’étage du dessus. Juste un claquement sec. Quand je regarde, le Michel Sétra qui descend les escaliers, assis sur la rampe, est vêtu d’un blouson en cuir blanc avec des franges assorti aux pantalons et aux bottes qu’il porte. Il cache ses yeux derrière de grandes lunettes noires. Son entrée est aussi spectaculaire que ratée car en arrivant en bas des marches il se montre incapable de se réceptionner et se vautre lamentablement. Alors que Nivekh et Mercutio lui demande s’il va bien il se relève d’un bond en clamant.
« Très bien ! Très bien ! Vous entendez ce son ? Magnifique. C’est… euh… ancien. Rendez vous compte je n’ai que cinq disques qui viennent d’avant la guerre des immortels. Et en voici un sixième… Ils me l’ont apporté hier… AH ! Ce son !… … Que puis-je pour vous ? »
Les quelques silences que laisse Sétra dans sa tirade ne sont là que pour lui donner de l’emphase et rien ni personne ne semble pouvoir y placer quoi que ce soit. Sa question finale est une invitation à ce que Nivekh parle mais c’est Mercutio qui pose le premier sa question.
« Pourquoi est ce que vous n’avez jamais essayer de faire de la musique ?
- Il y a des artistes qui s’en sont occupé mais pour ce qui est des instruments… Je ne sais pas comment ils ont réussi à faire ça… Ce son si spécial qu’on entend là… écoutez… Ah ce que j’aurais donné pour rencontrer ces gens là… Oui donc… qu’est ce que je vous sers ? »
D’un geste ample il nous montre l’un des mur de la pièce qui est creusé de multiples trous dans lesquels on peut distinguer des bouteilles exotiques. L’alcool Suscitant le plus grand désintérêt pour moi. Sur une petite table sont disposé des amuse gueule.

( 21 avril, 2017 )

L’espoir est une forme de procrastination

Mat pour SensSalut les étoiles! Ca fait un bail que j’avait pas remis des morceaux de mon premier scénar de Sens alors revoilà un nouveau service.

Nivekh reprend les rênes de la discutions.
« Quel est votre avis général sur les bugs et sur les missions à venir ?
- J’ai entièrement foi en les bugs et dans la réussite de la résistance. Nos desseins sont justes et nos idées sont pures… nous ne pouvons pas échouer. »
Et il faut que je reste silencieux pour ne pas gâcher l’interview de Nivekh. Ce n’est ni la justice ni la pureté qui font vaincre. Au mieux ces notions alimente la noblesse de cœur de celui qui les fait siennes. Mais on gagne un combat surtout parce qu’on est plus fort que l’autre. Le temps passe et j’ai vraiment envie de parler.
« Nivekh, j’attends que tu ai fini de poser tes questions.
- Je vois bien. »
Mais le silence reste intolérable. C’est Mercutio qui me rendra le service de le briser.
« Et si jamais ça se passe mal ? On ne peut pas juste essayer de vivre comme les autres gens ? Même si c’est pas la meilleur solution. »
Maria grince des dents en répondant.
« Søren avait précisé qu’aucun bug ne serait contraint de partir en mission.
- Je ne parlait pas de nous mais de manière général pour les gens.
- Tous les résistants du pôle sud qui ont plus de vingt ans étaient déjà engagé dans la résistance quand nous nous sommes replié ici. C’est par conviction que nous sommes là, par choix. La plupart d’entre nous n’arrêterons pas le combat juste si vous venez à échouer… »
Si on excepte son fanatisme, j’aime bien Maria. Elle a de la volonté.
« … C’est mon principe de rester fidèle à mes idéaux contre l’adversité. »
Je réalise soudain que j’ai perdu le compte des questions.
« Nivekh. On est a combien de question là ?
- C’était la troisième.
- parfait. »
Je me tourne vers Maria.
« Qu’est ce qui vous rend si sure que la pureté d’un idéal permet de gagner ? »
Comme ma question doit lui paraître blasphématoire. Moi un bug je remets en cause une partie de la confiance qu’elle fonde sur nous. Cependant elle me répond calmement.
« Finlongfinger m’a dit un jour que c’est grâce à ses convictions qu’il était capable de faire les miracles qu’il accomplissait. »
La foi encore et toujours. Comment peut on se raccrocher à ce truc invisible et intangible. Elle le sait pourtant. Ses convictions ne doivent pas être moins pure que celle de Finlongfinger et elle n’as pas fait le moindre miracle. Non il y avait autre chose sur ce héros qui l’a rendu exceptionnel. C’est ça qu’il faut trouver. Comment lui faire entendre ?
« Je pense qu’ici tout le monde est au moins aussi convaincu et pourtant personne n’est capable de le faire.
- D’autre que les bugs ? »
Elle ne comprend pas. Mais Mercutio, lui, a saisi.
« Il n’était pas un bug et pourtant il arrivais à accomplir des choses énormes.
- De plus je ne me vois pas, actuellement, rien qu’en regardant les gens les faire tomber comme des mouches.
- C’est vrai mais qui sait ce que demain nous réserve ? »
Elle baisse les bras un peu vite je trouve. et puis son sourire n’augure rien de bon. Elle ne veux pas discuter, risquer de se remettre en cause. Elle préfère croire en l’avenir. Cet avenir qu’on veux rendre incertain. Encore la foi. Ça m’gonfle.
« Si vous ne faites que croire en demain. L’avantage c’est que vous pourrez faire ça tout les jours. »
Ma répartie est injuste. Je le sais. Mais ça m’énerve de voir comment tout le monde semble avoir abandonné et dire malgré tout qu’il continu à se battre.
« Ça s’appelle l’espoir. »
Mercutio est trop bon. La réalité lui montrera bientôt que l’espoir c’est notre force pas juste une pensé.
« Ouais. »
Je me sent seul ces moments là. Quand personne ne semble comprendre ma philosophie.
Maria sait que cet entretien est fini. Et ce n’est pas elle qui à mit le point final.
« Ce sera tout ? J’ai…
- Désolé d’avoir abusé de votre temps. »
La moindre des choses c’est que je m’en excuse.
« Non pas du tout. Cela aurait été avec plaisir que j’aurais continué de discuter avec vous d’autre chose que ces questions pour Hosancr. C’est juste que pour le moment j’ai beaucoup de patient à gérer. Alors, si vous pouviez revenir plus tard ça m’arrangerais.
- Désolé d’avoir abusé de votre temps alors. J’ai encore d’autre chose à faire. Merci quand même. »
Le reporter mets un terme officiel à l’interview. C’est parfait.
« Je vous souhaite une bonne journée à tous… et à demain. »
Nous la saluons tous avant de partir une fois dehors. Nivekh fait le point pour nous.
« Bon ça c’est fait. De toute façon, Vigo Néméo, il est au Nord. On va passer chez Michel Sétra. Comme il a reçu un tourne disque il va pouvoir nous parler un peu de musique.
- Je suis pas convaincu de ses goûts musicaux. »
Dis-je avant qu’on ne se mette en route vers le pilier de Sétra.
 

( 3 avril, 2017 )

Héros en blouse blanche

Mat pour SensSalut les étoiles ! Je revient sur l’histoire de Sens. J’ai un peu pris mon temps pour la poster celle là. Si vous aimer cette histoire désolé que ça prenne autant de temps.

Et c’est d’un pas pressant que nous arrivâmes au grand bâtiment blanc qui fait office d’hôpital. L’odeur familière du désinfectant et des produits chimiques emplis mes narines alors que nous entrons à l’intérieur. De nombreux infirmier et docteurs s’affairent ici. Il y a toujours tellement de personnes malades ou blessé ici. J’ai l’habitude et les gémissements font maintenant parti du décors, mais ce qui pour moi est naturel, est un effort pour Mercutio. Il est mal à l’aise ici, au milieux de cette mort en suspens. Je passe souvent ici et j’en apprend deux-trois trucs. Aussi en passant je rajuste une perfusion mise à la vas vite. Hélas cette attitude a ses revers. L’homme à la perf mal réglé mets la main à une amulette à son cou en disant.
« Loué soit les bugs. »
Nous ne sommes pas des dieux. Je passe au moins une semaine par mois ici sur le banc des patients… enfin c’est à moitié vrai. Je suis de chair et de sang pas de mythe et d’Ichor. Le grattement du papier me rappelle alors à quel point ma vie va être exposé par l’un de mes amis. Car je devine déjà que Nivekh ajoutera l’anecdote à sont article.
« Ça va rajouter à ton prestige. Te plaint pas.
– Vous me désespérez.
– C’est mon boulot. »
Bah tiens. C’est une justification ou une réponse ? Akina quand à lui semble avoir regagné son élément et déclare.
« Allez voir Maria sans moi. Je vais voir si je peut être utile ici. »
Il nous salut brièvement avant de disparaître dans l’angle d’un couloir. Rejoindre le bureau du docteur Greedway est facile vu que je connaît l’hôpital comme ma poche. En entrant la sensation qui nous assaille c’est que tout est en ordre, propre et rangé.
« Bonjour madame. »
S’annonce Nivekh. Maria lève le nez de la lecture d’un dossier et d’un air interrogatif répond.
« Bonjour. »
Mercutio lui fait un salut de la main alors que je lui renvoie son bonjour de vive voix. La médecin en chef reprend alors.
« Vous ? Vous êtes tous les trois malades ?
– Pas cette fois. »
Ma réponse a au moins le mérite d’atténuer son inquiétude enfin à peine une seconde car Nivekh donne alors ses raisons.
« Je suis ici sur ordre de la voix de Hosancr pour faire un reportage sur les différents membres du conseil et comme vous en faites parti j’aimerais avoir votre ressenti sur la journée de…
– Je n’ai rien à dire ni à Hosancr ni à ses sbires.
– Mais…
– Je vous parlerais bien quand vous viendrez pour autre chose qu’apporter des boniments sur son torchon. »
En se tourne vers moi.
« Votre blessure va mieux ?
– Oh oui. Ça fait un bout de temps, maintenant, que je ne suis pas revenu presque un mois. Alors Oui ça va.
– Je souhaite juste éviter que ça ne se rouvre. Laissez moi vérifier. »
j’ôte alors ma veste pour lui montrer mon épaule gauche. Lors de mon dernier combat j’ai su limiter les dégâts. La blessure était une tranche nette et il n’aurais pas fallu une grande opération pour la traiter. Mais quand il est question de bug on met tout en œuvre pour que ça se passe bien. Elle palpe les contours de la cicatrice avant de déclarer.
« C’est en bonne voie. Et vous n’avez pas rouvert vos blessures contrairement à d’habitude. »
Elle dit ça comme si c’était une plaisanterie. Mais elle et moi savons que ce n’est pas mon genre de rester à ne rien faire, même si je suis grièvement blessé. Si je peut aider, je DOIT aider. Je remet ma veste. Maria remarque alors l’attitude de notre artiste.
« Mercutio vous allez bien ? »
C’est difficile pour lui de cacher qu’être ici le met mal à l’aise. Il est pale comme un linge mais il répond stoïquement.
« Oui. »
Elle nous englobe tous du regard.
« Vous étiez tous venu pour cette histoire d’interview ?
– Bah on l’accompagnais.
– De quoi s’agit il cette fois ?
– Une interview. »
Nivekh le fait exprès ou quoi ? Elle le sait déjà. D’ailleurs.
« Je veux dire à quoi ça va servir ? Est que Hosancr va encore essayer de ridiculiser le conseil ou est ce mon hôpital qu’il vise ?
– C’est pas mon travail de ridiculiser le conseil. Je suis là pour montrer votre travail, que vous êtes là pour le bien de la résistance. »
Maria pousse un long soupir avant de déclarer.
« Bon je vous accorde trois questions pas plus. »
Mercutio commence alors.
« Est ce qu’on à droit à plus de trois question ? »
Il a raison nous ont est pas là pour le journal on devrait pas être limité.
« J’ai dit pas plus.
– Merci Mercutio. On en a perdu une déjà. »
– J’aurais essayé. »
Dit il d’une toute petite voix.

( 22 mars, 2017 )

Pret ou pas?

Mat pour SensIl semble réaliser.
« C’est vrai que tu as un code. Mais il y a des moments où il est passé pour un idiot par le passé. C’est l’un des arguments qui ont été placé contre le conseil… qu’on laisse quelqu’un venir dans le conseil juste parce qu’il a beaucoup d’argent. »
Ça ! C’est votre problème. Mais Mercutio répond bien avant moi.
« Si ce n’en est pas un, il n’a pas de risque à avoir cette interview.
– Il cache bien son jeu.
– Alors il ne risque rien. »
Enchéris-je.
« Non ! Il cache bien son jeu d’être quelqu’un de très intelligent… »
On a bien compris ça pourquoi nous corrige il ? Il réalise d’avoir dit une absurdité et nous congédie. Du moins je le suppose.
« Je vous souhaite une bonne journée. reposez vous bien. Demain nous aurons un rendez vous à neuve heure sur la place centrale. Rompez ! »
Il nous fait un salut militaire. Je lui rend sans conviction mais Nivekh est plus solennel, de son coté Mercutio fait juste un salut en secouant la main.
Alors que nous sommes sur le point de repartir, Sword s’adresse à moi.
« On maintient le même pari : si vous arrivez à me battre après demain vous pourrez partir en mission à l’extérieur.
– Hum ? Ok. »
Nivekh doit avoir une amnésie temporaire où il confond un truc avec un autre car il demande alors.
« C’est quoi cette histoire de pari ? »
Je le regarde interloqué d’autant que Mercutio renchéri d’un :
« Ah ! Fallait pas dire ça devant lui.
– C’est surprenant que tu ne sois pas au courant. Il y a sept ans j’ai décrété que j’étaie près à sortir pour me battre. Il n’a pas été d’accord. Depuis je le défie jusqu’à ce que je sois capable de le battre. Quand je l’aurais battu il ne pourra pas me dire non. C’est tout. »
Il semble attendre plus mais il va devoir se satisfaire de peu.
« Ça fera une bonne anecdote à raconter ça.
– Ouais ! Comme si c’était un secret. »
Akina dit à ce moment là.
« Il y a une différence entre pas secret et publique. »
Il n’a pas tord. Je fixe Nivekh et demande.
« Qu’est ce ça va prouver ? »
Hélas Akina ne lui laisse pas le loisir de répondre. Il me demande alors.
« Est ce que tu veux de l’aide ? »
Je suis interloqué.
« Pour ? Le battre ? »
Il hoche la tête. Et s’explique.
« C’est quand même le fils de Finlongfinger…
– Ou est la gloire là dedans ? »
Déclare Mercutio. Tout le monde le regarde.
« Dans les livres ils sont toujours tout seul. »
Malheureusement, Akina ne veux pas en démordre.
« Oui mais nous. Nous somme des bugs, nous brillons par notre travail d’équipe. »
On a encore rien fait. Akina est comme les autres il anticipe. Il prends comme acquis des faits qui ne sont pas encore vérifié. Je lui répond donc un fait avéré.
« On brille surtout par notre absence dans l’Ombre-Monde.
– Notre heure viendra… D’ici… vingt deux heures. Il suffit de nous illustrer durant les premières missions et nous serons directement envoyé. J’ai entendu dire qu’il y avait déjà des bugs qui avaient eu des entraînements à l’extérieur… »
Alors qu’Akina fait sa tirade son regard se porte sur moi. Il sait qu’il faut mieux pour lui comme pour moi qu’il en reste là.
« Merci de me rappeler que je ne suis pas aussi bon que je le voudrais. »
Cette fois Mercutio va à la rescousse de notre préposé aux soins en coupant le sujet.
« Pas grave, T’as toujours été bien avec nous.
– Merci. »
Akina est vraiment gêné maintenant.
« Je vais être sincère…
Tu ne l’était pas jusqu’à maintenant ? Ou tu doute de la sincérité de la déclaration de Mercutio ?
« … Tu es meilleur que ceux qui ont été envoyé en extérieur. Mais Gladius Sword à pris un risque pour eux qu’il voudrait t’épargner. Il tiens à nous. Les choses aurait été tellement plus facile si Finlongfinger n’était pas mort à la nouvelle York. »
Mercutio lui répond.
« Mais s’il n’y était pas mort, peut être n’aurait il pas inspiré tout ceci.
– Il était déjà considéré comme un dieu avec ses cinq cent ans de bataille… Cette discutions s’enlise où allons nous ? »
Demanda il à notre reporter.
« Vu que tu es là on va aller voir Maria Greedway. »

( 16 mars, 2017 )

… d’expression

sens« … nos autres objectifs secondaires sont d’en apprendre le plus possible sur notre ennemis. De comprendre les runes et d’identifier tout les points faibles que notre ennemis présente. »
Tu fait fausse route Sword. Notre objectif c’est de détruire les runes. Si tu les comprend tu sombrera peut être dans la même folie que Myphos. Si notre ennemis présente des points faibles ils seront faux. Il nous faudra identifier tout les points faibles que notre ennemis dissimule.
« Comme je serais sur place vous pourrez être sur que je vous communiquerais toutes les informations que je trouverais.
- Je peux compter sur vous pour dire la vérité au peuple. »
La jolie distinction, il ne peut donc pas compter sur lui pour garder une information secrète.
« Combien de temps vous pensez que cela va prendre pour libérer la terre ? »
Sword hésite longuement avant de répondre à la question de Nivekh.
« Je dirais une quarantaine d’année… Une trentaine si on est optimiste. »
On fera moins. Si on veux sauver l’humanité des runes il est hors de question de perdre la moitié de ma vie à sauver juste un tiers du monde. Je ne prétend pas le faire en soixante douze heures. Mais en jours qui sait. En tous cas avant la fin de l’année je compte bien qu’on ai libéré la terre. Tu prend trop ton temps Sword. Il poursuit d’ailleurs.
« Une fois que cela sera fait. Nous aurons une planète entière derrière nous. Séléné et Mars ne seront, alors, que des étapes. La guerre approche messieurs espérons que nous y seront tous préparé. »
Arrête de rêver !
« La guerre est déjà là… et depuis un bout de temps. »
C’était plus fort que moi j’ai du le dire sans quoi je m’en serais voulu de le laisser dans ses illusions.
« Je suis d’accord, mais une nouvelle bataille arrive. Une bataille dont nous ne pourrons sortir que victorieux. »
Qu’est ce qui le rend si sure ? Il ne nous fait pas confiance et surestime même la durée du combat. La seule chose que je sais. C’est que je suis déterminé à gagner.
« Vous faites des interviews de qui ? Nevikh.
- Tous les bugs que je pourrait trouver, mon équipe en particulier, ainsi que des membres du conseil. Pour avoir leur impression quand à la journée de demain.
- Bien. Søren Sollipsis est indisponible pour le moment mais je suis sur que vous pourrez trouvez Maria Greedway à l’hopital. Elle doit se préparer au cas où la manifestation dégénère. Ça ne devrait pas arriver mais sait on jamais. Et Michel Sétra sera chez lui… probablement en train d’écouter un vieux tourne disque qui lui as été donnée par des agents de retour de mission à Sydney. Il l’écoutera sûrement toute la journée. Je vous souhaite une bonne journée.
- Merci monsieur. »
Répond Nivekh. Sword se tourne vers moi.
« Tu as fini ton entraînement ?
- Oui. Jusqu’à la prochaine fois.
- Je vais te demander un service. Tu vas accompagner Nivekh et t’assurer qu’il n’écrive de mauvaises choses sur Sétra. On sait tous qu’il a ses travers mais il faudrait éviter que… »
Il me lance un regard entendu. Mais il me connaît mal.
« Je ne m’assurerais de rien du tout. Je le laisserais faire ce qu’il veux. »
Je lui montre alors ma mains avec quatre doigts levés et j’abaisse le majeur. Chaque doigt est une vertus de mon code : Protéger, Liberté, Adaptation et Servir. Je ne suis pas juste un soldat… je dirais non aux ordres qui iront contre mon code fussent ils émis par Gladius Sword lui même.
- Comme tu veux. C’est juste… J’aime bien Sétra mais il y a des moments où lors de ses interviews il est passé pour un… »
Il ne comprend pas ce que je lui montre. Faut il le dire ?
« Liberté ! »

( 9 mars, 2017 )

Dieu et héros

sensSalut les étoiles ! Je reprend mon histoire de Sens cette fois.

C’est fou le nombre de balles qu’on peut tirer en un quart d’heure. Gladius s’est désintéressé de moi pour aller voir les autres tireurs. Je m’éponge le front quand je vois arriver ceux de mon unité.
Akina, Nivekh et Mercutio, un homme blond et fin qui ne se sépare ni de sa peluche : monsieur Gary, ni de son carnet de dessin.
Je les rejoins rapidement, posant mon arme au passage. Le temps d’être avec eux il sont déjà en discutions avec Sword.
« … toujours disposé à répondre aux journalistes surtout quand il s’agit de bugs. »
Nivekh continu donc son article ici et avec Sword.
« Hé bien monsieur. Comment envisagez vous la journée de demain ? »
Sword Rigole avant de répondre.
« Je ne peut pas tout vous dire pour le moment. Søren a prévu une cérémonie où vous obtiendrez un équipement de haute technologie conçue par lui même. »
Visiblement notre reporter n’est pas satisfait et repart à la charge.
« Vous ne pourriez pas nous en dire un tout petit peu plus ? Une exclusivité ?
- Je suis désolé pour le journal. Il s’agit de données confidentiel… Mais les résistants pourront bientôt constater de quoi il s’agit. Je ne doute pas que vous en ferez un article. Je ne le dirais pas mieux que Søren Sollipsis lui même, mais il est des choses qu’il vaux mieux ignorer.
- C’est effectivement le credo de notre vice président.
- J’espère que tu comprend.
- Il y aura une cérémonie et beaucoup de gens viendront vous applaudir lors d’une manifestation ce jour là. D’ailleurs j’espère que l’autre manifestation ne posera pas de problème. »
Un problème de manifestant ? Je n’ai pas te temps de verbaliser ma question car à peine me vient elle que Mercutio répond à Sword.
« Je croyait que savoir c’était pouvoir ?
- Oui bien sur. Mais vous pourrez savoir bientôt. Et s’il y avait un espion dans nos rang cela pourrait être dangereux que Myphos en sache trop sur nous. »
La conversation dérive… et j’ai une question je la pose avant d’être complètement hors sujet.
« Il y a une manif aujourd’hui ?
- Oui c’est civils mécontents de leurs statut. Ils en ont assez des traitement de faveur des militaires et d’ailleurs Eriol a commencé à distribuer des tracts. Søren lui a donné un livre étrange dont il tire plusieurs passages pour s’inspirer dans sa manifestation. »
Eriol un militant ? C’est drôle je ne l’aurait jamais imaginé grandir vers ça. Il a raison les militaires ont des privilèges, mais il a aussi tort de vouloir les supprimer. Personnellement je préférerais être protéger par de vigoureux soldat que par des soldats faméliques. Je n’ai pas la sensation que ceux qui ne risquent pas leur vies réalisent la chance qu’ils ont déjà. S’il veulent tant que ça leurs conforts qu’il retournent à leurs vie normale, prévisible par Cosmo & Rebirth.
Mercutio n’a, quand à lui, qu’une curiosité culturelle.
« C’est quoi le nom du livre ?
- J’ignore le titre. Je sais juste qu’il s’agit d’un livre religieux. »
Gladius Sword perds son regard dans le vide quelques instant avant de déclarer.
« C’est dommage il ne reconnaît pas le seul vrai dieu. »
Jamais je ne serais comme ça. À rêver du passé comme d’une bouée de secours. Mais qu’est ce que je raconte ? Ce matin c’était exactement ce que je faisais.
« Vous parlez de Finlongfinger je suppose ?
- Oui ! Mon père était un dieu parmi les hommes. Il a été très bon pour moi… Il m’a formé aux arts de la guerre. Il m’a enseigné tout son art de vivre… tous ce qui est bon en moi je le tiens de lui. »
Dois-je aussi en vouloir à Finlongfinger ? C’est déjà si compliqué d’être en désaccord avec le président de la résistance alors son dieu. Sword et Nivekh continuèrent de discuter pendant que Mercutio me dit soudainement.
« Mais en fait toi. Du coup. Vu que c’est son père … »
Faux il n’eut aucun enfant. Mais philosophiquement je dit pas non.
« … et que toi tu es entraîné par lui… »
Dit-il en désignant Sword.
« … D’une certaine façon t’es un peu comme les héros grecs.
- Les héros grecs ? Non.
Je me ravise car je ne sais même pas qui sont ces grecs.
« J’vais peut être avoir besoin que tu m’explique.
- Dans la mythologie ces héros là sont des demi-dieux et sont formé par des entraîneurs eux même héroïque.
- Je ne sais pas à quel point on peut dire ça. »
pour être honnête, ne connaissant ni mon réel ascendant ni celui de Gladius… je me remet alors dans la discussion qu’ont Gladius et Nivekh.

( 4 mars, 2017 )

Champ de tir

sensL’ennuie est un ennemis qui ne se laisse pas vaincre facilement quand on doit attendre le lendemain. C’est donc morose et impatient à la fois que je suis allé au centre de tir pour tuer le temps. Celui ci se trouve à la périphérie de la base et pourtant une dizaines d’autres bugs avait décidé, comme moi, de s’entraîner même en sachant que qu’aujourd’hui on a notre journée. Je sélectionne mon équipement ainsi que mon arme tout en regardant ces  »frères » tirer sur les cibles mouvantes du centre. Mais au bout de quelques pas je constate que Sword est là en train de donner des conseils à l’un d’entre eux pour passer au suivant. J’hésite à partir. Lui parler va juste me mettre en colère mais si je part je suis aussi un lâche. Après une grande respiration je continu d’avancer pour me mettre au bout du stand de tir.
Du coin de l’œil je vois que Sword viens sûrement pour me parler. Mais qu’est ce qu’ils ont tous aujourd’hui. Il se place derrière moi et me regarde tirer. Je ne suis pas un mauvais tireur qu’il aille donc voir les autres.
« Tu tire trop vers le bas. Redresse ton canon quand tu tire. »
interrompant mes tirs, je repose le fusil et me tourne vers lui.
« Ça va bien ? »
Dit il en constatant mon mutisme. Un silence que je m’impose pour ne pas être désagréable. Enfin que je m’imposait car c’est dur de ne pas lui répondre.
« La dernière fois qu’on s’est  »vu » ça remonte à un mois alors : oui. Normalement demain il n’y a plus de soucis.
– Normalement. Mais si tu veux retenter l’exploit de me battre en entraînement ça peut toujours se faire.
– Demain ou dès maintenant ?
– Après demain je devrais pouvoir libérer un peu de mon temps. Avant c’est compliqué. »
Après demain ! Mais qu’est ce qu’il croit ?
« Si on est pas déjà partis.
– J’ai commencé à trier les différentes missions qui doivent être exécuté. Et les épreuves sur le terrain ne vont pas commencer tout de suite. »
Je le regarde intensément. Il ne peut pas… Il n’a pas le droit de me faire ça. J’attends ma vie entière ce moment et…
– Faut qu’on s’assure que vous soyer près.
– Sans déconner…
– Je connais ton enthousiasme à partir. Mais tu es l’un de mes meilleurs hommes et je n’ai pas envie de te perdre à cause d’une erreur d’entraînement. »
Il semble chercher ses mots et je ne vais pas le laisser les trouver comme ça.
« C’est sur le terrain qu’on apprendra. C’est pourtant pas compliqué à comprendre ça ?
– Tu as joué aux échecs ? Tu sais donc qu’il est préférable de sacrifier des pions que des tours. »
Ainsi c’est ce qu’on est : des pièces à sacrifier ? Oui j’ai joué au échecs et ça ne reflète pas la guerre. C’est un jeu dans lequel deux groupes s’affronte. Nous ne sommes pas des pièces d’échecs et ceux d’en face non plus. Si Sollipsis meurt je ne me considérerait pas comme perdant pour autant. Et qui nous dit qu’une fois Myphos vaincu nous auront gagné pour autant… les tyrans changent…
« Je sait que ça t’énerve mais avec le recule tu verra que j’ai pris la meilleur décision. »
Je le regarde. Tout perclus de certitude qu’il est. Je ne le ferais pas changer d’avis… autant parler à un mur.
« J’ai le droit de ne pas être d’accord ?
– Oui… j’aime pas avoir à imposer ça aux bugs… Mais je tiens à vous et c’est pour ça qu’il me faut du temps avant de vous voir partir dans la nature comme ça. On ne sait pas quels armes Myphos a pu développer pendant que nous étions resté sous terre. »
Pour qui il me prend ? Je ne suis pas son fils et aucun des autres bugs non plus… Qu’il garde ceux qui ont peur d’agir pour les couver si ça lui chante. Et les armes de l’Omicron quelle qu’elles soient. On devra bien les affronter. Et puis qu’il ne me fasse pas avaler qu’il n’a pas fait en sorte que les quelques missions des autres bugs à l’extérieur ne lui ai rien révélé sur ce qui se trame dehors.
« C’est pas satisfaisant… Je demanderais qu’on soit envoyé en mission le lendemain de notre cérémonie. »
Après tout, le vrais cerveau c’est Sollipsis. Je remet mon casque et épaule mon fusil pour le vider.

( 27 février, 2017 )

Nivekh, Le journaliste d’Hosancr (partie 2)

sensC’est en prenant des notes qu’il marmonne.
« Excité à l’idée de défendre la résistance. »
Je le regarde surpris et inquiet. Fort heureusement, il se méprend sur mon expression.
« Oui il faut que je grossisse un peu les termes. »
À un mot près il a juste.
« Pas de soucis. Ça m’va. »
Impatient pas excité.
« Après tout il faut que je nous présente comme des héros.
– Oui mais pour ça il aurait fallu qu’on sorte plus tôt.
– On a enfin fini l’instruction, c’est ce qui compte.
– L’instruction on l’a fini depuis longtemps en réalité. Je vois ce que tu as pu apprendre depuis l’année dernière par exemple. On aurait pu faire ça l’année dernière ou l’année d’avant. Tu te sentais pas près avant ?
– Pendant cette année j’ai surtout prouvé que notre formateur martial trompait sa femme.
– Super ! Et ça t’avance à quoi ?
– À rien. Mais c’était marrant. »
Marrant. Agresser la vie des gens c’est… Changeons vite de sujet.
« Alors pour toi demain c’est la grande journée ?
– Oui. On va enfin partir d’ici pour changer les choses. »
Je ne peux qu’être d’accord.
« Ok. Ok. On va pouvoir en faire des trucs.
– Ça sera toujours mieux que soulever des haltères en tout cas.
– Oh. Oui.
– Je vais prendre une photo. Ça te dérange pas ?
– Non. Tant que tu me transformes pas en héros idéaliste ça ne me dérange pas.
– Mauvaise nouvelle pour toi : c’est l’idée. »
J’éclate de rire. Avant de prendre une pose.
« Regarde par là et prends l’air inspiré. »
Il en a de bonne lui. c’est quoi l’air inspiré ? Je prends mon air le plus sérieux en regardant vers là ou il m’indique.
« Garde la pose. Voilà. Dis-moi, tu ne saurais pas où est Akina ?
– Il était là tout à l’heure et excité comme une puce. En préparation du jour de demain. Avec de la chance tu le trouveras au quartier marchand en train d’essayer d’acheter des trucs. Il prévoyait des achats pour demain. »
D’inutiles cadeaux d’anniversaires.
« Ok ! J’irais le voir.
– Et toi tu n’as pas besoin de photo de toi ?
– C’est vrai que j’en aurais besoin d’une.
– C’est pas moi le plus doué pour prendre des photos. Mais tu n’auras qu’à voir avec Mercutio. Je suis sure que lui il aura l’œil pour ça.
– En même temps c’est  »le plus grand artiste malgré sa grande modestie ». Je me cite.»
A imaginer ce que Mercutio aurait dit s’il avait été là et l’absurdité de s’auto-citer, j’éclate de rire.
« Tu te cites ? Parce que tu es le grand reporter malgré ta grande modestie ?
– C’est Eric le premier.
– D’accord, d’accord. Tu es le grand reporter… tout court. »
On ne peut effectivement pas parler de modestie.
« Bon aller je vais aller le trouver si je peux.
– Bon courage.
Et il parti.

( 24 février, 2017 )

Nivekh, Le journaliste d’Hosancr (partie 1)

sensSoulever des haltères est un bon moyen de passer le temps, ça n’empêche pas de réfléchir. Mais en à peine une demi heure quelqu’un d’autre toqua à ma porte. Et en ouvrant quel n’est pas ma surprise de voir Nivekh. Décidément tout les membres de ma section comptent me rendre visite aujourd’hui. Nivekh est un homme assez passe partout les yeux brun les cheveux noirs coupés courts. Il n’a que deux mots à la bouche : résistance et vérité. Mais quand je l’écoute j’entends souvent : propagande et image. Sinon ça reste un bon ami facile à taquiner.
« Je ne te dérange pas ? »
J’aime sa façon de dire bonjour. Parce qu’elle va à l’essentiel.
« Non ça va. Tu peux rentrer. »
Dis-je en m’écartant de la porte. Il s’engouffre dans mon antre avec empressement et enchaîne.
« Es-ce que tu as le temps pour une interview ? »
Celle là est pas mal… Une interview ? J’ai toujours tendance à vouloir oublier qu’il travail pour la gazette de la base.
« Qu’est-ce qui se passe ? Vous êtes vraiment tous à cran en ce moment.
- Demain c’est la grande journée, il faut absolument que je fasse un reportage sur tout les bugs de la ville.
- Ouais, ouais. Installes toi.
Il se met à mon bureau tandis que je vais au coin cuisine.
« Tu veux boire quelque chose ? J’ai un frigo assez bien fourni»
Son regard s’attarde dans mon frigo avant de déclarer.
« Un peut de cette boisson verte. Qu’est-ce que c’est ?
- Un truc avec le goût d’orange je crois. »
Il a l’œil pour ce genre de chose. C’est l’une de mes boissons que je fais importer de Sydney. Pas du premier prix. Je nous sert un verre. Il va falloir le savourer me dis-je en m’asseyant sur mon lit.
« Bon alors comment ça se passe la vie ? »
Qu’es-ce tu veux répondre à ça ? Pas que je sois malheureux mais…
« Bien. »
Trop hésitant, Nivekh le sait et s’engouffre dans la brèche.
« Très excité pour la journée de demain ? »
Nerveux oui. D’ailleurs mon petit rire en témoigne.
« Hé hé ! Et pourquoi il faudrait qu’on soit tous excité pour la journée de demain ?
- Ah ? C’est une journée fondamentale quand même, nos vingt deux ans…
- C’est pas la journée de demain que j’attends le plus. »
Peine perdu, il ne m’a pas entendu.
« … La célébration des bugs on est quand même l’espoir de la résistance. »
Tout ça résonne comme un texte appris par cœur.
« Pas faux. Et toi t’en penses quoi ?
- Ça m’fait du boulot en plus. »
Ça y est on parle honnêtement… mais je rêve doucement qu’il change de disque car il reprend.
- Ça permet de montrer la vérité à tous.  »Comment sont les bugs ? » et  »comment ils vont nous sauver ? »
- Et quelle  »vérité » tu vas montrer à tout le monde ?
- Je sais pas qu’es-ce que tu fais en ce moment ? »
Je récupère mes poids et reprends l’exercice avant de lui répondre.
« Je m’entraîne. »
Il commence à écrire sur son carnet sans rien dire. C’est long une minute et c’est moi qui finirait par briser ce silence.
« Je peux pas te donner complètement tort ceci dit… mais… »
Impossible d’expliquer ce que je ressens.
« Mais… ? »
Nivekh ne se satisfait pas de ma phrase en suspend. J’esquive en changeant de sujet.
« Mais c’est pas la célébration qui va être importante. À la célébration qu’est-ce qui va se passer ? On va nous dire  »ça y est vous allez pouvoir sortir. » nous donner un joli badge et nous féliciter. Voilà. Super ! …»
L’ironie mordante et ce coté acerbe, c’est moi ? Reprends toi Mat.
«… C’est ce qu’on va faire après qui va être important. Je sais pas ce qu’on va faire mais on va le faire. »

( 22 février, 2017 )

Akina, le stratège

sensSalut les étoiles ! Cette fois c’est bien le résumé d’une partie de JDR c’était assez expérimental comme résumé car en réalité la partie est enregistré… donc les paroles sont celles qui ont été dites à la table… à une ou deux exception près.

13 décembre 1018

C’est dans cet état d’esprit que j’étais quand quelqu’un toqua à la porte. Qui peut bien venir me voir aussi tôt ? C’est en allant ouvrir la porte que j’ai constaté que deux bonnes heures s’étaient envolées pendant mon introspection. Mon invité surprise, un homme chauve au yeux noir, n’est autre qu’Akina un des bugs avec qui j’ai été groupé. Lui s’est dédié aux soins et à la stratégie. Il semble en mode tout sourire.
« Salut ! »
Avec ce que je viens de me remettre en tête je sais que je ne suis pas sociable mais je vais faire un effort.
« Entre.
- Merci.
A peine avait il passé le seuil de ma chambre qu’il fut surpris de mon décors de vie. Son regard embrassa la salle tandis qu’il s’exclama.
« Wahow ! Pas mal. »
Par devers moi il est difficile qu’on soit surpris en regardant le brique à braque de choses qui traînes partout dans ma chambre. Je n’aime pas jeter alors je garde… et je stock… j’entasse…
Alors que je vais vers mon frigo je lui demande.
« Tu veux boire quelque chose ?
- Je veux bien. »
Je récupère deux verre de mon évier et une bouteille de boisson stimulante. Mince ! J’ai plus qu’un fond de celle là. Tant pis je lui verse un verre et repose le mien.
« Qu’es qui t’amène ici ? »
Dis-je en cherchant mes haltères pour commencer à faire mes exercices.
« J’étais très stressé pour demain… grand jour, grand jour.
- T’es pas le seul.
- Tu le montres pas toi.
- Ouais. »
Qu’est-ce qu’il veut que je lui réponde. Ça m’empêche pas de dormir ou autre. Peut être voudrait-il que je sois comme un gosse à la veille du jour de la bataille de Finn Longfinger.
Un silence s’est installé entre nous mais Akina n’est pas du genre à abandonner pour si peu.
« Euh… Tu sais ce qu’ils ont de prévu ? Parce que moi, j’ai pas de nouvelles de qui que ce soit. Ils ne veulent pas nous dire en quoi ça va consister.
- Ça t’étonnes ?
- Oui…
- Moi j’aimerais bien savoir depuis beaucoup plus longtemps. Tu sais que moi j’ai cette envie de sortir depuis un bout de temps… donc non. Je ne sais pas ce qu’il va se passer. Et honnêtement j’attends plus que ça soit fini que ça ne se passe. »
Le silence commence à nouveau à s’installer.
« D’accord. Moi j’ai plutôt hâte d’y être. Ça vas être génial »
Dit-il avec une lumière dans les yeux. Oh toi tu te fais des illusion c’est pas une fête d’anniversaire, c’est le jours où on va enfin pouvoir être envoyé sur le terrain. Il reprend rapidement.
« Gladius Sword disait qu’après nos vingt deux ans on aurait droit à des missions. Il y a déjà d’autres bug qui ont eu des entraînements à l’extérieur mais… »
mauvaise réponse.
« Ouais… Merci. »
Mon expression doit parler pour moi et la sienne répond parfaitement.
« Dé dé désolé.
- Tu dis pas ça pour m’énerver ? »
Le ton est celui de la question mais c’est une affirmation dans mon esprit.
« Non, non mais Rahh !!. Toi tu t’étais fixé de battre Sword avant de sortir c’est normal que tu ne sois pas encore sorti.
- C’est plutôt qu’il m’a dit que je ne pourrais pas sortir tant que je ne l’aurais pas battu. Enfin non c’est pas exactement ça… »
Pourquoi je me justifie ? Si Akina l’a compris comme ça c’est sûrement que tout le monde l’a compris ainsi. Akina sait que le sujet est mal choisi.
« Bon je vais aller voir les autres, voir comment ils vont, vérifier le morale des troupes avant la bataille.
- Bon courage.
- Tu fais un truc aujourd’hui ? »
Bonne question… La journée commence mal. Et je sens qu’en sortant je vais tomber sur tout un tas de petit Akina impatient d’être à demain.
« Aujourd’hui je pensais juste me calmer et éventuellement voir pour ce soir. »
Je ne dors jamais seul. Mais je ne dors jamais deux fois de suite avec la même personne ; tout un effort d’organisation.
« Non. Je ne fais rien de particulier… à part l’entraînement.
- Tu as prévu le cadeau d’anniversaire des autres. Moi il faut que j’aille les chercher… … Bon j’y vais à plus tard.
- À plus. »
Il se lève et sort sans plus de cérémonie. Je secoue la tête et murmure.
« Cadeaux d’anniversaires ? »
L’ironie s’entend dans ma voix. Demain on aura vingt deux ans. Mais mon cadeau je l’ai fait à mes cinq ans. Quand j’ai offert ma vie aux autres. Ne peuvent ils vraiment pas reconnaître cela ? Faut-il donner toujours plus pour que les gens s’en rappellent ? Ça me chagrine, surtout venant de mes amis.

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