( 12 décembre, 2017 )

Au final l’ironie c’est bien.

Mat pour SensSalut les étoiles! Voici la fin de mon petit récit pour Sens.

La journée a été rude et demain nous réserve sûrement son lot de surprise. Quand je regarde ma blessure au torse je repense au coup d’aile de Sollipsis. Sa protection de combat est sans égale. Et je manque plutôt de réflexe pour éviter les coups d’un pluricentenaire. Je souris, la blessure est profonde mais j’en ai vu d’autres. Tout les mois en fait, et je sais quoi faire dans ces moments là. C’est donc tout naturellement que mes pas m’ont ramené au complexe hospitalier de Maria Greedway. Et quelle n’est pas ma surprise de voir que je suis l’un des héros du jour. Surprise ? Non pas vraiment. Mais c’est quand même la directrice de l’établissement qui s’occupe de mon cas. Je suis bien arrogant, au fond de moi je sais comment gérer ces blessures mais je vais malgré tout chercher un médecin. Elle nettoie les plaies, les traites et les panses. Le fait de m’être fait bringuebaler à peine une heure avant de venir ne lui a pas facilité la tache et c’est d’un regard un peu mauvais qu’elle donne son diagnostique.
« Il y a peu de chance d’infection et vous devriez être totalement opérationnel d’ici deux jours.
- Deux jours…Eh bah on sera frais pour demain. »
Toujours cette Ironie. À croire que c’est ma seule défense. Mais il faut bien avouer que j’ai été plutôt chamboulé.
« Comment vous vous sentez ?
- Je sais pas. Comme quelqu’un à qui on a fait une très mauvaise blague.
- J’étais contre cette simulation mais… »
Elle cherche ses mots comme si elle était la seule personne gêné dans l’affaire.
« Mais vous n’avez rien dit.
- Le conseil avait voté pour.
- Je croit que c’est ça la différence. Si le conseil avait voté une décision injuste on ne serait pas allé dans le sens du conseil. »
Nos regards se croisent et j’espère lui transmettre ce que je ressent.
« Comment ça ?
- La différence entre vous et moi n’est pas seulement une question de bug, pas bug. C’est aussi une question de… »
Cette fois c’est moi qui cherche mes mots et c’est elle qui les trouve.
« Volonté d’agir… Fut un temps je n’aurais pas laissé faire cela et, étant contre, je vous aurai immédiatement prévenu…
- C’est dommage  »fut un temps » ça sonnait bien avant. »
Pourquoi suis je aussi impitoyable ? Je sais pourquoi. Je suis blessé. Pas seulement physiquement, mais dans mon amour propre aussi. Quelque part j’espérais qu’il y ai une personne dans cette base qui viendrai nous voir pour nous prévenir. Mais pas une n’est venu.
« J’ai appris… J’ai appris à la manière dure d’écouter la raison plutôt que mes sentiments. »
Elle a un léger sourire en repensant à sa propre histoire. Et j’ignore alors si c’est de la vrai culpabilité ou une forme de nostalgie qui l’anime à ce moment là. Je ne peut pas me permettre la faiblesse de la compassion.
« Bah on verra si ça me portera chance. C’est tout ? Je pourrais faire de l’exercice ? Est que je peut faire de l’exercice très physique ? »
Je n’ai pas vraiment envie de dormir seul cette nuit. Je pose la question en pur forme car quoi qu’elle me réponde, j’en ferais. Mon ton de voix est d’ailleurs sans équivoque ce qui la fait rougir. Elle connais mes habitudes.
« Euh ! je euh. J’ai… Les bandages devraient tenir. Il… Il ne devrais pas y avoir de problème. 
- Merci.
- Allez voir Sollipsis c’était un chercheur vitaliste et biologiste. Il a probablement des meilleurs produit pour soigner ça. »
Greedway qui cède du terrain à Sollipsis. On est vraiment à une époque charnière. Mais ça tombe bien ça me donnera un prétexte pour questionner l’instigateur.
« Je vais faire ça. Tiens. Au revoir. »
J’abandonne la médecin à ses doutes… ou ses convictions. C’est bête je pense qu’elle est de mon coté et c’est sur elle que j’ai passé une bonne partie de mes nerfs. Et puis je doute de pouvoir trouver assez de force en moi pour être aussi désagréable vis à vis de Sollipsis.
C’est plein de ressenti que j’ai parcouru le chemin qui mène au vitaliste. Et quand j’arrive à la porte de son bureau j’hésite entre toquer et entrer comme un malpropre… Je toque.
« Une seconde. »
Je tend l’oreille et surprend une discutions déroutante.
« Oh ça va aller. Tous va bien. Ne vous inquiétez pas je vais vous donner assez d’eau ça aide beaucoup… »
Il doit parler à des enfants car son ton est assez… Comment dire ? On dirais qu’il parle a des gens avec l’esprit lent. La porte s’ouvre alors que je continu a tendre l’oreille. Imperturbable Søren m’invite de la main à entrer.
« Ah ! Mat. »
Je regarde dans la salle il est seul. Mais complètement seul. Il n’y a même pas son assistant. Ce qui me laisse assez perplexe.
« Oui… C’est comme ça que je m’appelle… Je venais vous voir pour… vous dire… »
C’est idiot j’avais sûrement de bonne raison de venir ici initialement.
« …pour vous dire que vous êtes un très bon combattant. »
Non ! C’est sorti si spontanément que je me sens vraiment comme un abruti.
« … Pour… avoir de meilleurs soin et être efficace demain.
- Je ne vous ai pas fait trop mal ?
- Non… C’est juste que… je veux encore profité de ma soirée. »
Mais pourquoi je lui parle de ça ? Il est pas idiot et il va deviner que je parle de sexe. Mais il reste professionnel en ouvrant l’un de ses meubles pour prendre une sorte d’onguent qu’il me donne.
« J’ai vu qu’en vous projetant au sol je vous avais blessé… »
C’était pas le but ?
« … je suis vraiment désolé. »
Il peut l’être. Je prend mon air sombre car j’ai mes griefs.
« Pourquoi vous avez fait une chose pareil ? Pardon j’ai pas posé la bonne question. Pourquoi est que vous ne nous faisiez pas confiance ? »
Je le fixe sans sourciller. Lui prend une inspiration.
« Vous risquez, dans les mois qui viennent, de vous retrouver face à des choses qui vont vous surprendre, des adversaires que vous ne pourrez pas expliquer et des pouvoirs qui risquent de vous dépasser.
- Si vous le saviez pourquoi ne pas les avoir inclut dans nos cours ?
- Je l’ai inclus dans le dernier. »
Je sens la monté de colère affluer.
« Super ! »
Ma réponse toute trouvé façonné dans l’ironie et bien plus présentable qu’un  »putain de merde ».
« On vous a raconté ce qu’il s’est passé à la nouvelle York et vous y avez été vous même. Vous rappelez vous des quadrillas ?
- Non pas vraiment »
J’avais cinq ans à l’époque. Mes seuls souvenir de cet époques doivent être dans les reliquats de mémoires qui se manifestent dans mes rêve. Donc, rien dont je veuille me rappeler.
« nous ne savons pas ce que ces créatures là sont capables de faire. J’ai une petite idée mais tout vous sera expliqué demain. »
Il a un regard vers son bureau. Sur celui ci un dossier marqué du sceau rouge de la confidentialité. Encore des cachotteries. En même temps je sais à qui je parle : le spécialiste des  »trucs » qu’on ne devrais pas savoir.
« Vous vous en êtes admirablement sorti contre moi alors que j’avais des capacités que vous n’auriez pas pu expliquer auparavant.
- Et ? D’ailleurs comment ça s’explique ? »
Il faut bien que je tente ma chance. Et pour être franc je ne m’attendais pas à une réponse aussi direct qu’il me donne alors. L’armure qu’il portait apparais comme sortie de nulle part. Puis Søren disparais avant de réapparaître et ce en une poignée de secondes.
« Je viens de faire un voyage vers un autre monde. »
Je suis abasourdis mais je suis tellement une grande gueule que le silence qu’il mériterais est sanctionné d’un  »d’accord » avant qu’il ne reprenne.
« Je peux voyager entre ce qui est communément appelé les dimensions… et demain… vous aussi vous le pourrez. »
J’ai ma chance je la pousse.
« Bien ! Et le reste ? J’veux dire vous avez un bouton pour déployer les ailes ?
- Chaque chose en son temps. Je n’aime pas vraiment me répéter. C’est pour cela que tout sera expliqué aux membres de votre unité simultanément. Demain.
- Tout les bugs ne l’auront pas ? Il n’y aura que ceux de notre unité ?
- Non. Tout les bugs l’auront. J’aurais une journée chargé a faire un briefing à tout les bugs de la base unité par unité.
- Et vous n’aimez pas vous répéter. »
Un jour je supprimerais l’ironie de ma façon de vivre. Je sent bien qu’il se braque a moins que ce ne soit moi. Il faut donc mettre un terme à ce débat qui commence à me courir sur le haricot. J’échange les salutations d’usage avant de prendre congé de Sollipsis en emportant avec moi l’onguent. J’ai un dernier regard en fermant la porte et surprend alors la personne à qui il parlais… un pot de fleur… enfin sûrement la fleur mais quand même. Je pense qu’on peut s’inquiéter finalement.
« Désolé de vous avoir dérangé, je ne voudrais surtout pas que votre relation en pâtisse. »
Aucun regret. L’ironie ça passe bien finalement.

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